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L'incroyable voyage des animaux migrateurs

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L'incroyable voyage des animaux migrateurs - Présentation
Introduction | Thèmes | Compléments

Introduction
Du 21 septembre au 22 décembre 2006, une nouvelle exposition s'installe au CCS : L'incroyable voyage des animaux migrateurs.

Une exposition créee par le Muséum d'Histoire naturelle de la ville de Genève, et enrichie grâce au concours du Musée de Zoologie et de l'Expérimentarium de l'ULB, de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, du Musée d'Histoire naturelle et Vivarium de Tournai, de la "Bird Control Section" de la Force aérienne, d'Aves et de Natagora. Du 21 septembre au 22 décembre 2006.

Que ce soit en marchant, rampant, nageant, volant ou flottant, les crapauds, vers parasites, anguilles, rennes, chauves-souris, cigognes ou plancton entreprennent des allers-retours étonnants et souvent périlleux. Ces champions de la mobilité doivent réussir des parcours sans fautes dont dépend la survie de l'espèce.

En décrivant les obstacles et barrières qui jalonnent les routes des migrateurs, l'exposition souhaite sensibiliser le public à la nécessité de mieux protéger certains habitats naturels. En effet ils servent de lieu indispensable de refuge ou de repos. Cette exposition soulève le problème des barrières artificielles dues aux activités humaines. Ainsi les crapauds sont confrontés aux routes, les anguilles aux barrages hydro-électriques.

L'exposition présente des méthodes et technologies de pointe - balises satellitaires, radars, analyses génétiques - utilisées actuellement par les scientifiques pour suivre et mieux comprendre ces fascinants déplacements.

L'incroyable voyage des animaux migrateurs s'adresse à tous et se prête tout particulièrement aux visites en famille ou dans le cadre scolaire.



L'incroyable voyage des animaux migrateurs - Thèmes


Migrations et barrières

La notion de migration semble s'opposer à celle de barrière : le premier terme suggère le mouvement, le deuxième est un frein. La combinaison de ces deux termes résume en fait l'odyssée périlleuse que réalisent périodiquement des milliards d'animaux à travers la Terre lors de leurs migrations. Au travers de quelques exemples choisis, cette exposition nous montre que les motivations qui poussent tant d'animaux à faire le grand saut sont multiples.

Origine de la migration

Des oiseaux migrateurs "de chez nous", comme les hirondelles et les milans, qui séjournent une partie de l'année parmi les buffles et les lions. On pense que le phénomène migratoire est le résultat d'une lente évolution des espèces due notamment aux changements climatiques de la planète. La migration implique que les animaux arrivent à s'adaptent à des conditions de vie très diverses.

Les barrières

Le déplacement des animaux est entravé par de nombreux obstacles : les barrières physiques (chaînes de montagnes, bras de mer), les barrières écologiques (passage de l'eau douce à l'eau salée), ou les barrières artificielles créées par l'homme (routes, barrages, etc.). Ces obstacles naturels ou modernes doivent être franchis par les migrateurs, rendant ainsi encore plus périlleux leur grand voyage.

La Suisse, terre d'accueil temporaire

Pourquoi certains oiseaux, vivant dans le milieu africain, effectuent une migration périlleuse qui les ramène chaque année dans nos régions ? En fait, les oiseaux insectivores trouvent sous nos latitudes des ressources abondantes, mais temporaires. Une des manières de les exploiter, c'est d'être sur place lorsqu'elles apparaissent et de migrer lorsqu'il n'y a plus rien à manger.

Migrations vues du ciel

Une carte du monde vue du ciel montre l'immensité des trajets réalisés par quatre espèces animales, la sterne arctique, la cigogne blanche, l'anguille européenne et le monarque d'Amérique du Nord. Tous les migrateurs n'effectuent cependant pas des voyages transcontinentaux. La suite de l'exposition révèle aussi les trajets plus modestes que font d'autres animaux entre leurs quartiers d'été et d'hiver.

Un froissement d'ailes à l'assaut des barrières : la migration des papillons

A l'approche de l'hiver, certains papillons familiers de nos jardins, comme le vulcain ou la vanesse du chardon, migrent vers des régions plus hospitalières. Ces modestes papillons bravent parfois les Alpes, emboîtant le pas des oiseaux migrateurs qui empruntent ces mêmes routes vers l'Afrique. Sur le continent américain, le plus célèbre des papillons migrateurs est le monarque. Il peut migrer sur des milliers de kilomètres, un défi incroyable pour ces insectes qui souffrent de la disparition des forêts dans lesquelles ils passent l'hiver.

Un migrateur sans barrière

Malgré son nom, le criquet migrateur n'est pas un vrai migrateur car il n'effectue pas de boucle dans le temps et dans l'espace. Sous certaines conditions climatiques, il se métamorphose d'une forme sédentaire et inoffensive en une forme grégaire qui peut pulluler et envahir des milliers de kilomètres carrés de végétation. Connues depuis l'Antiquité, ces invasions dévastatrices ont parfois atteint l'Europe.

La mystérieuse migration des anguilles

Chaque anguille effectue deux fois dans sa vie une migration de près de 6.000 kilomètres entre son lieu de naissance dans l'océan Atlantique, la mer des Sargasses, et les eaux douces des rivières d'Europe. Plusieurs métamorphoses sont nécessaires à ce long voyage. Une des étapes les plus spectaculaires est la remontée synchronisée des milliers de jeunes anguilles (les civelles) le long des cours d'eau. Malheureusement, ces poissons migrateurs sont sérieusement menacés par la surpêche et par les nombreux obstacles artificiels qui jalonnent leur parcours.

Une migration dans le passé et le présent : le renne

Perdus dans les vastes contrées du Grand Nord, les rennes font partie des derniers grands mammifères terrestres à pouvoir migrer librement le long de leurs voies traditionnelles. Dans de nombreuses régions d'Europe, le renne fut longtemps le gibier principal des hommes de Neandertal puis des hommes de Cro-Magnon. Hommes et animaux ont alors migré ensemble au rythme des saisons. Aujourd'hui, les populations migratrices de rennes sont menacées par l'exploitation des ressources minières du Grand Nord.

Les chauves-souris migrent aussi

Beaucoup moins connue que celle des oiseaux, la migration des chauves-souris est pourtant une composante majeure de leur vie. La Suisse est au centre de ce phénomène puisqu'elle accueille une part importante des chauves-souris migratrices en provenance d'Europe de l'Est. Tout comme les oiseaux, les chauves-souris empruntent également les cols alpins et font l'objet d'études de baguage.

Une migration à travers le corps humain

Des milliers d'espèces parasites effectuent également de véritables odyssées pour réaliser leur cycle de vie. Leur cycle parasitaire les mène d'un hôte à l'autre, mais implique aussi des migrations à l'intérieur de ceux-ci. Un parasite de l'homme, l'ascaris, illustre cette migration particulière, où les larves doivent franchir plusieurs barrières du corps humain pour arriver à l'âge adulte.

Migrer pour se reproduire

La plupart des amphibiens qui habitent nos régions vivent une partie de l'année hors de l'eau. Cependant, au printemps, tous doivent migrer vers des points d'eau pour se reproduire. De nombreux obstacles jalonnent leur chemin, notamment les routes qui constituent parfois des barrières infranchissables pour les populations en migration. Des exemples de protection réalisés dans le canton de Genève illustrent les moyens mis en œuvre pour aider les amphibiens à réaliser leur étonnant périple.

Le zooplancton marin : un migrateur yo-yo

Le plancton marin est constitué de divers organismes, animaux (zooplancton) ou végétaux (phytoplancton), qui flottent plus ou moins près de la surface des mers. Le zooplancton réalise chaque jour une migration étonnante, puisqu'il se tient la nuit près de la surface, alors qu'il descend à plus de 200 mètres de profondeur durant la journée. Les raisons de cette migration verticale quotidienne intriguent encore les scientifiques qui étudient ces organismes marins.

Un peu d'histoire

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont rendu compte que certains animaux, et en particulier certains oiseaux, n'étaient pas présents tout au long de l'année dans leur environnement familier. Mélange d'observations précises et de fabulations, diverses théories cherchant à expliquer le phénomène migratoire ont fleuri depuis l'Antiquité.

Comment migrent les oiseaux

La migration est un phénomène complexe qui passionne encore de nombreux scientifiques. Des expériences effectuées en laboratoire ont permis de comprendre comment migrent les oiseaux, et en particulier de répondre à trois questions principales : (1) le comportement migratoire est-il inné ou acquis, (2) comment les oiseaux s'orientent-ils, (3) comment les oiseaux trouvent-ils l'énergie nécessaire à leur long voyage.

La bague à la patte

Inventé tout d'abord pour reconnaître son propre oiseau, le baguage est devenu dès la fin du 19e siècle une méthode scientifique pour étudier les déplacements saisonniers effectués par les oiseaux. Grâce à la reprise de plus de 2 millions d'oiseaux marqués en Europe, cette méthode a grandement accru nos connaissances sur les routes migratoires des oiseaux. L'exemple spectaculaire des fuligules morillons marqués ou repris en Suisse illustre les performances de ce migrateur commun en hiver sur les lacs suisses.

Des satellites espionnent les migrateurs

Grâce aux progrès techniques réalisés ces 10 dernières années, l'étude de la migration a pris une dimension nouvelle : il est possible de poser des balises miniaturisées sur le dos d'animaux et de suivre en permanence leurs déplacements via un réseau de satellites. Cette technique révolutionnaire permet de connaître non seulement les trajets migratoires au quotidien, mais donne aussi des renseignements sur les vitesses de déplacement, ou la durée des étapes de repos.

Des radars pour étudier la migration

Les migrateurs au long cours quittant l'Europe Centrale doivent franchir trois principales barrières géologiques : les Alpes, la Méditerranée et le Sahara. En plus de vingt ans, les scientifiques de la Station ornithologique suisse de Sempach ont étudié la migration à travers l'arc alpin et la Méditerranée. Dès 2003, ces ornithologues mènent des recherches en Mauritanie pour savoir comment les oiseaux franchissent la troisième barrière, le Sahara.

Bonne route aux migrateurs

Les moyens techniques et les études de plus en plus sophistiqués imaginés par les scientifiques permettent de mieux comprendre le phénomène migratoire. Pourtant, au fur et à mesure de l'avancement de nos connaissances, de nouvelles questions se posent. Même certaines interrogations aussi simples que " pourquoi migrer " ou " comment s'orienter " restent sans réponse claire. Il est évident par contre que les nouvelles barrières imposées par l'homme menacent sérieusement l'existence même des migrations animales, que ce soit à l'échelle locale ou plus largement, à l'échelle de la planète. Il importe donc que nous nous mobilisions pour faire tomber ces barrières et assurer la pérennité de ce phénomène naturel fascinant.



L'incroyable voyage des animaux migrateurs - Compléments
Exposition de nombreux animaux naturalisés (ours polaire, bison d'Amérique, cigogne blanche ) en collaboration avec le Musée d'Histoire naturelle et Vivarium de Tournai et le Musée de Zoologie de l'ULB.

Des terrariums où évoluent grenouilles et autres batraciens en collaboration avec le Musée de Zoologie de l'ULB.

Le point sur la grippe aviaire et le baguage des oiseaux en Belgique, en collaboration avec l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique et l'IBMM (Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires de l'ULB à Gosselies).

Des expériences interactives de physique pour comprendre le vol de l'oiseau, l'écholocation, l'effet Doppler en collaboration avec l'Expérimentarium de l'ULB.

"La migration des oiseaux à travers la Belgique" par Aves-Natagora.

"Quand les oiseaux deviennent obstacle", une contribution de la Bird Control Section de la Force Aérienne.



Pour télécharger le dépliant de l'exposition, cliquez ici (fichier pdf, 800 ko).



L'incroyable voyage des animaux migrateurs - Programme pédagogique
Après-midi spéciale "enseignants" | Visites guidées | Ateliers | Documents pédagogiques

Après-midi spéciale "enseignants"
Pour découvrir en exclusivité l'exposition et son programme pédagogique, le mercredi 20 septembre 2006, de 14h30 à 17h00.

Conférence du prof. Jean-Claude Verhaeghe (chargé de cours à l'ULB et l'UMH) : "L'étude des migrations, un bon prétexte pour discuter d'évolution et d'écologie" (PowerPoint 9 Mb).

Visite guidée de l'exposition.

Entrée libre, activités pour les enfants accompagnants, réservation vivement conseillée.

Visites guidées
Visites guidées d'une heure, adaptées au niveau scolaire. Sur réservation.

Ateliers
Ateliers d'une heure combinés ou pas avec la visite guidée de l'exposition:

Le baguage des oiseaux. A l'aide de filets, les oiseaux sont attrapés, bagués et ensuite relâchés. Chaque baguage est accompagné d'une identification en cas de reprise dans un autre lieu. Cela permet d'estimer la population de chaque espèce, de connaître leur âge, leur passage et leur déplacement Par le GEPOP - groupe d'étude et de protection des oiseaux de proie. Pour le primaire et le secondaire.

Les pelotes de réjection. Les pelotes régurgitées par les rapaces sont disséquées. Après identification, les os trouvés dans ces pelotes permettent d'identifier la proie et de déterminer le régime alimentaire des rapaces... Par le GEPOP - groupe d'étude et de protection des oiseaux de proie. Pour le primaire et le secondaire.

Dans la peau des migrateurs. En équipe, les élèves découvrent le phénomène de la migration chez la grenouille : trajets effectués, les raisons de cette migration, les périodes de migrations ainsi que les barrières rencontrées. Ils utilisent ensuite ces notions pour rentrer dans la peau d'autres animaux migrateurs Jeu de rôle. Pour le primaire.

Le zooplancton au laboratoire. A partir d'échantillons prélevés dans différents milieux aquatiques, les élèves devront retrouver et reconnaître divers organismes microscopiques et ainsi observer leur adaptation au déplacement. Laboratoire de biologie, observations au microscope. Pour le primaire.

Le cycle de vie des parasites. A la découverte de quelques maladies parasitaires chez l'homme. Les élèves auront l'occasion d'observer des coupes microscopiques de différents parasites vecteurs de maladies chez l'homme ou l'animal. Le cycle de vie de ces organismes sera ensuite décrit afin de mettre en évidence les trajets empruntés dans le corps de l'individu infecté. Laboratoire de biologie. Observations au binoculaire. Pour le secondaire.

Mystère chez les espèces invasives. A partir du cas de la coccinelle asiatique multicolore, qui a été introduite en Belgique afin de lutter contre les pucerons, et qui rivalise avec nos espèces indigènes, cette activité propose d'étudier les grands mouvements géographiques de populations animales et végétales, qu'ils soient d'origines naturelles ou artificielles. Pour le secondaire.

Documents pédagogiques
Plusieurs documents pédagogiques sont à la disposition des visiteurs, en vente à l'accueil.



L'incroyable voyage des animaux migrateurs - Evènements
Inauguration | Les midis scientifiques

Inauguration
Le lundi 25 septembre 2006, à 18h30. Sur invitation.

Les midis scientifiques
Le 25 octobre 2006 à 12h15, Le point sur la grippe aviaire, par le prof. M. Gilbert (ULB).

Sur inscription, participation aux frais (repas compris): 15 €.

Activités pour les enfants accompagnants.