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Les sciences arabes

Présentation | Objectifs | Introduction | Thèmes | Les ateliers

Cycle de conférences
La section "Eau d'Heure" de l'Extension de l'ULB et le Centre de Culture Scientifique de l'ULB organisent un cycle de conférences exceptionnelles sur les Sciences arabes.





le mercredi 14 mai 2008 à 19h
Les mathématiques arabes :
de l'héritage gréco-indien à l'appropriation européenne

par le Professeur Ahmed DJEBBAR
professeur émérite de l'Université des Sciences et Technologies de Lille

le mercredi 21 mai 2008 à 19h
En tapis d'Orient vers la Lune :
pourquoi des noms d'astronomes arabes sur la Lune ?

par le Professeur André KOECKELENBERGH
professeur honoraire de l'ULB

le mercredi 28 mai 2008 à 19h
La médecine arabo-musulmane aux siècles d'or
par le Docteur Karim ZOUAOUI BOUDJELTIA
chercheur de l'ULB au CHU de Charleroi

le mercredi 4 juin 2008 à 19h
La transmission des savoirs
par le Professeur Hossam ELKHADEM
professeur émérite de l'ULB

Les conférences seront données dans la salle multimédia du Centre de Culture Scientifique (CCS).

PAF : 5 / 4 / 2,5




Les mathématiques arabes : de l'héritage gréco-indien à l'appropriation européenne

le mercredi 14 mai 2008 à 19h
par le Professeur Ahmed DJEBBAR
professeur émérite de l'Université des Sciences et Technologies de Lille

Dans une première partie, seront présentés les facteurs qui ont pu favoriser la naissance d'une nouvelle tradition mathématique en Méditerranée orientale puis les éléments essentiels concernant les sources scientifiques anciennes (mésopotamienne, persane, indienne et surtout grecque) qui ont permis cette naissance.
Dans une seconde partie, seront exposées les grandes phases du développement des mathématiques des pays d'Islam dans de nombreux foyers scientifiques du Centre de l'empire, d'Asie Centrale, d'al-Andalus et du Maghreb. Y seront également évoqués, à l'aide de documents d'époque, les domaines dans lesquels les mathématiciens de cette civilisation ont apporté des contributions significatives.
Dans une troisième et dernière partie, seront exposés les éléments connus concernant le phénomène de la circulation partielle autour de la Méditerranée, à partir du début du XIIe siècle, des corpus mathématiques grec et arabe, ainsi que les conséquences de cette circulation sur la redynamisation des activités mathématiques en Europe.

Bibliographie
1981 : L'oeuvre algébrique d'al-Khayyâm, édition critique, traduction française et analyse, Alep, Institut for the History of Arabic Sciences, 1981, 304 pp (en collaboration avec R. Rashed).

1994 : Histoire d'algorithmes, du caillou à la puce, Paris, Belin, 1994, 591 pp. Traduction anglaise (par Chris Weeks), Berlin-Heidelberg, Springer, 1999 (ouvrage collectif).

2001a: Une histoire de la science arabe, Paris, Editions du Seuil, 2001, 384 pp. (entretien avec J. Rosmorduc).

2001b: La vie et l'oeuvre d'Ibn al-Bannâ al-Murrâkushî : un essai biobibliographique, Rabat, Université Mohamed V, Publications de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (en arabe), 238 pp (en collaboration avec M. Aballagh).

2002 : Storia della scienza araba, Il patrimonio intellectuale dell'Islam, Milan, éditions Cortina, 363 p. (traduction italienne de "Une histoire de la science arabe").

2004: Mathematics in African History and Culture, Johannesbourg, Union Mathématique Africaine, 2004 (en collaboration avec P. Gerdes). Version française publiée par l'Université de Lille1, 2007.

2005a: L'algèbre arabe: genèse d'un art, Paris, Editions Vuibert-Adapt, 2005, 212 pp.

2005b: L'âge d'or des sciences arabes, Paris, Editions Le Pommier, 2005, 187 pp.

2005c : Catalogue de l'exposition "L'âge d'or des sciences arabes", Paris, Actes Sud-Institut du Monde Arabe (Direction du catalogue et contribution avec plusieurs articles). Version arabe publiée en 2007.

2006 : Pour l'histoire des sciences et des techniques, Paris, Hachette, 160 pp. (en collaboration avec G. Gohau et J. Rosmorduc)





La médecine arabo-musulmane aux siècles d'or

par le Docteur Karim ZOUAOUI BOUDJELTIA
chercheur de l'ULB au CHU de Charleroi

Dans l'imaginaire collectif, les arabes ne firent que transmettre l'héritage de la médecine grecque à l'Occident. En réalité, ils ont été de grands développeurs et de grands découvreurs. Leur apport ne se situe pas uniquement au plan technique, mais également au niveau conceptuel de la médecine. Ce travail a pour objectif de décrire une partie de l'apport de la civilisation arabo-musulmane dans l'organisation de la médecine et de son enseignement et de présenter l'un de ses meilleurs représentants, Al-Razi.





La transmission des savoirs

le mercredi 4 juin 2008 à 19h
par le Professeur Hossam ELKHADEM
professeur émérite de l'ULB

Parmi les multiples chemins suivis par les connaissances scientifiques, celui qui apporta la science antique (grecque, indienne, latine, ...) au monde islamique, puis la science islamique au Moyen Âge latin fut le plus déterminant pour la formation de la tradition scientifique en Occident. Ce mouvement comporte deux phases : à la fin du VIIIe siècle et au IXe siècle, la science antique fut traduite en arabe. Ensuite, du XIe au XIIIe siècle, les ouvrages scientifiques arabes furent traduits en latin. Cela se réalisa successivement en Orient, notamment à Bagdad, puis en Occident, plus précisément en Espagne et en Sicile.