Comment ça marche ?


Marc Jamoulle & Michel Roland,Juillet 1997


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Mode d'emploi du tableau La nomenclature CISP
Les codes alphanumériques
Trois dimensions du codage Exemple clinique

  1. Mode d'emploi du tableau

En pointant et en cliquant sur le bouton jaune correspondant on se retrouvera sur la liste des intitulés du chapitre et composant choisis. Le bouton gris avec un petit cadena signifie que cette rubrique n'est pas (encore) accessible. La case de croisement de D (pour digestif) et 1 (pour symptômes et plaintes) fournit la liste des intitulés des rubriques de ce composant pour ce chapitre. En cliquant sur la mallette du docteur on obtient la liste des procédures standards pour chaque chapitre. En cliquant sur les boules rouges on accede au document que vous lisez pour le moment.

Les termes soulignés dans ce texte sont en lien avec un lexique qui vous fournit les définitions élaborées par le comité de Classification.

La barre générale d'orientation qui se retrouve quasi à chaque pages comprends successivement de gauche à droite des liens pour contacter les membres du CISP-Club ou du Comité de Clasification par courriel, un document à propos des droits d'auteur de la WONCA, le mode d'emploi que vous lisez pour le moment, la bibliographie générale (écrite et électronique), un texte détaillé sur les 25 ans de réalisations du Comité de Classification, une grille de jeu d'échec qui vous ouvre la CISP, un texte d'introduction à la CISP-2 et enfin la porte qui vous permet de rejoindre le site du CISP-Club.


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  • La nomenclature CISP

  • Le tableau de la nomenclature de la CISP est conçu comme une grille, analogue à un jeu d'échec. Ce tableau d'apparence très simple est le fruit d'un long travail d'élaboration basé sur la structure de la consultation bien mis en évidence dans le tableau Structure de la CISP et dans le document décrivant les réalisations du CCW. Dans la représentation réalisée ici, les chapitres occupent les rangées et les composant occupent les colonnes. Il y a donc 15 systèmes corporels encore appelé somatiques, un chapitre psychologique et un chapitre social. La CISP est donc comme un échiquier, avec 2 axes, des rangées (les composant s) et des colonnes (les chapitre s) numérotées, définissant des cases. A01 (douleur généralisée), Y99 (autres maladies système génital masculin) et Z28 (fonction limitée/invalidité problème social) sont donc des codes globaux construits par la combinaison d'un chapitre et d'un composant .

    La simplicité et la facilité d'emploi de la CISP sont justement dues à sa structure bi-axiale, à visée mnémotechnique: l'axe des 17 chapitres est caractérisé par un code alphanumérique à 1 caractère, celui des 7 composants, identiques pour chaque chapitre , par un code numérique à 2 caractères. Les deux se combinent pour constituer un code global à 3 caractères.( ex D06 : douleur abdominale localisée).


  • Les codes alphanumériques sont ordonnés
    de façon structurée

    Disposition des caractères numériques selon
    les composants 1, 2 à 6, et 7
    1
    symptômes et plaintes
    -01 à -29:
    -26 peur du cancer,
    -27 peur d'une autre maladie,
    -28 handicap/invalidité,
    -29 fourre-tout,
    2 à 6
    procédures
    -30 à -49: diagnostiques/préventives
    -50 à -59: thérapeutiques/médications
    -60 et -61: résultats de tests
    -62: administratives
    -63 à -69: référence et autres
    Fourre tout :
    -49
    -59
    -68
    -69
    7
    diagnostics et maladies
    -70 à -99
    dans l'ordre ;
    maladies infectieuse
    tumeurs (bénignes et malignes)
    traumatismes
    anomalies congénitales
    autres maladies spécifiques
    -99 fourre-tout
  • Les codes fourre-tout permettent le rangement d'affections à prévalence trop basse que pour pouvoir justifier d'un code particulier. Ceci ne signifie nullement que ces affections disparaissent du dossier médical du patient. Reprises dans une banque de données terminologiques telle le LOCAS elles peuvent figurer au dossier du patient mais, pour l'analyse épidémiologique, elles sont classées avec d'autres affections de prévalence rare.

    La séparation en trois groupes de composants ;

    1 pour les symptômes et plaintes,
    2 à 6 pour les procédures,
    7 pour les diagnostics,
    correspond à la structure générale d'une consultation et à la conception de la structure de l'ICPC. Le problème tel qu'il est verbalisé par le patient fait ou ferra l'objet d'actions avant ou après l'émission d'une hypothèse de travail. Le diagnostic posé à l'issue de la consultation pour un problème particulier deviendra le titre de l' épisode de soins en cours.

    Cet épisode peut n'exister que pour un seul contact mais peut être maintenu actif et peut servir de base à de multiples contacts étalés dans le temps.

    La complexité vient du fait que les consultations de médecine générale abordent en général 1,5 problèmes par contact et que chacun de ses problèmes peut faire naître un épisode qui sera concomitant aux autres et de durée de vie imprévisible. De plus certains problèmes présentés par les patients le sont à titre symbolique, conscients ou non, et cachent des réalités complexes. Enfin d'autres problèmes vont prendre naissance à l'initiative des médecins, volontairement ou non.

    L'acquisition d'informations sensibles au décours d'une relation d'aide ne peut pas perturber l'évolution de cette relation et le système d'acquisition des données doit donc être performant et intégré à la consultation. La difficulté s'accroît encore par le fait que, dans les systèmes de santé fonctionnant sans inscription, les patients peuvent être mobiles et consulter plusieurs praticiens ou simplement être perdus de vue.


  • Trois dimensions du codage

    1. Le Classement des informations

      La CISP est faite pour relever les motifs de contact, diagnostics et procédures dont la prévalence dépasse 0,5 pour mille (avec quelques exceptions à cette règle). L'objectif est de ne contenir que des items nécessaires et suffisants : une « place pour chaque chose » (exhaustivité) et « chaque chose à sa place » (exclusivité). Tout élément relevant du SOAP doit y trouver une et une seule place. C'est ce qui explique l'existence de codes « fourre-tout » rassemblant ce qui ne peut être raisonnablement classé ailleurs, ou les sigles « NCA » (non classé ailleurs) ou « NP » (non précisé), ainsi que l'imprécision relative de certains items (« lésions traumatiques du système urinaire »).

    2. Le traitement de l'information

      L'information recueillie par les dispensateurs de soins peut l'être sur support papier ou informatique. Le codage peut être réalisé par le dispensateur (on parle de codage décentralisé) ou par un centre de codage (codage centralisé). L'évolution de l'informatique médicale permet le codage informatique par le dispensateur dans les pays équipés de telles facilités.

      Le système informatique doit être souple et performant de façon à pouvoir traiter en temps réel des informations chaînées automatiquement selon les indications princeps du prestataire. Il n'est pas du tout aisé d'installer informatiquement un tel système. Le nombre d'information est variable au départ (de 1 à X motifs de contact, en moyenne 1,5). Le nombre d'épisodes en cours est aussi variable. Le statuts de ces épisodes doit être connu (actifs, inactifs, ouverts, fermés). Leur valeur diagnostique, pronostique et thérapeutique doit être considérée (significatif, non significatif), leur gravité estimée. De plus les problèmes ont des interactions entre eux, plusieurs épisodes peuvent être chapeautés par un seul. Un épisode peut être renommé différemment (changement de diagnostic). Les objectifs cliniques à atteindre pour réaliser un dossier médical cohérent, informatisé ou non, sont examinés dans le document Fonctions du Dossier Médical.

      Ce type d'approche ne vaut que pour le premier niveau de soins. La question de la transmission des données entre le système de premier recours (soins primaires) et le système hospitalier spécialisé (soins secondaires) ne peut être réglée que par l'emploi de classifications compatibles comme le sont la CISP et la CIM-10. On voit donc que la question du transcodage est déterminante.

    3. La transparence du système

      Le métier de médecin de famille est déjà suffisamment complexe pour que l'informatique ne vienne pas alourdir encore la rencontre médecin patient. Il faut donc que le système soit suffisamment convivial pour que le dispensateur, voire le patient, ait plaisir à l'utiliser. C'est ici qu'intervient la terminologie et les systèmes de langage naturel qui, classifiés sur la CISP (voir le document Approches taxinomiques en médecine de famille) permettront une grande convivialité dans l'acquisition de l'information. On comprend donc l'importance des travaux actuels de terminologie (voir le document Histoire du Comité de Classification, dernier paragraphe)

    4. Exemple clinique

    5. Un patient appelle pour un état fébrile préoccupant, mais par ailleurs sans point d'appel. Le médecin l'examine et confirme sa haute température et le reverra le lendemain.
      L' appréciation est fièvre (A03), aucun diagnostic plus spécifique ne pouvant être posé malgré un examen complet. L'examen clinique réalisé est une procédure et la décision de revenir en est une autre.

      La séquence d'information décrivant la démarche mise en oeuvre sera donc :

      La séquence de codage (à usage informatique) sera :

      A03 - A30 - A31 - A03 - A63

      Le A03 choisit comme appréciation deviendra le titre de l'épisode actuel. Si le lendemain les boutons sont sortis et le diagnostic évident, A78, Rougeole deviendra le titre de l'épisode, après un examen et une prescription d'antipyrétique. La séquence de codage (à usage informatique) sera :
      A63 - A31 - A71 - A50

      Si le médecin est rappelé par la maman parce que le petit a mal à l'oreille et qu'un diagnostic d'otite est posé : La séquence de codage (à usage informatique) sera :
      HO2 - H21 - H70 - H50

      On peut suivre la transformation du titre de l' épisode de AO3 en A71 puis en H70.

      Ce genre de problème simple peut devenir complexe à l'envi. On peut choisir dans la liste des ingrédients suivants de quoi complexifier le problème, son évaluation, son traitement et sa notation informatique :

      pas d'argent pour les médicaments, complications d'usage des médicaments, abandon du traitement, complications de la maladie, enfant placé, enfant objet, beau-père ou belle-mère acariâtre, mère angoissée, médecin anxieux, habitat insalubre et allergisant, comorbidité sévère (soit autres maladies graves en cours), problème de certificat, d'absentéisme scolaire, de drogue........,
      Si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est que vous êtes mordus et que vous ne manquez pas d'énergie. Dites moi donc ce qui vous pousse en me mettant un message ci-dessous. Merci.

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      du CISP-Club.

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      la nomenclature
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      Pour en savoir plus sur la CISP et le CISP-club, contactez :

      .M. Jamoulle
      Rue Frère Orban
      B-6040 Jumet( Charleroi)
      J. Humbert
      9, rue du 8 Mai
      F-85230 Beauvoir sur mer
      tél.+32 71 37 14 12 (dom.)
      +32 71 28 55 77 (bur.)
      +33 2 51 49 45 51 (dom.)
      +33 2 51 68 70 23 (bur.)
      fax+32 71 28 55 70+33 2 51 68 76 05
      courriel marc.jamoulle@ulb.ac.be jhumbert@imaginet.fr
      http://www.ulb.ac.be/esp/cisp

       
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