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recherche  


(Chercheur qualifié)


coordonnées



Valérie VERHASSELT
Institut d'Immunologie médicale
vverhass@ulb.ac.be
Campus Erasme
ULB CP615, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles


unité de recherche



Institut d'Immunologie Médicale


sujet de recherche




Altruisme, curiosité et souci de partager mes connaissances sont sans doute les traits de mon caractère qui ont guidé mon parcours jusqu'à ce jour. C'est donc par vocation que j'ai débuté des études de médecine à l'ULB. Pour me « distraire » de ces longues études, ma curiosité m'a menée à goûter à la recherche durant ce cursus.

Convaincue que ma place était néanmoins auprès du patient, j'ai poursuivi mes études en entamant une spécialisation en médecine interne. J'ai alors découvert la réalité et la dureté de la souffrance des patients et combien à la fois le médecin était peu formé à prendre en charge cette souffrance et combien la médecine elle-même se préoccupait avant tout de l'établissement d'un diagnostic à tout prix, en délaissant le bien être psychique du patient. Afin de prendre du recul vis-à-vis de cette souffrance mais aussi de satisfaire mon esprit curieux et soucieux d'apprendre, j'ai alors débuté une thèse de doctorat au Laboratoire d'immunologie expérimentale du professeur Michel Goldman.

Je me suis plongée dans un tout nouvel univers, où le plaisir de comprendre, de s'étonner, de découvrir était le moteur d'un travail de grande persévérance. À l'issue de ma thèse de doctorat, j'ai terminé ma spécialisation en médecine interne. Apres 15 années d'études, j'ai alors décidé de continuer à savourer le luxe de pouvoir apprendre et comprendre, et de faire de la recherche mon métier. Un mandat de chargé de recherche du FNRS m'a permis de rester encore trois ans au Laboratoire d'immunologie expérimentale de Michel Goldman où j'ai pu satisfaire mon plaisir de partager mes connaissances en encadrant une petite équipe et en donnant des cours d'immunologie en Faculté de médecine.

Afin de continuer à évoluer et à m'enrichir, j'ai rejoint le Laboratoire d'immunologie de Nicolas Glaichenhaus, à l'Université de Nice Sophia-Antipolis. En tâchant de comprendre les raisons de la protection conférée par l'allaitement sur le développement de maladies allergiques, j'ai formulé l'hypothèse suivante : lorsqu'une mère qui allaite respire de potentiels allergènes, ceux-ci pourraient, à l'instar des aliments, passer dans le lait et être transmis au nouveau-né. Cette voie de transmission d'un allergène permettrait de façon particulièrement efficace de rendre l'enfant tolérant à cet allergène. Les expériences réalisées chez la souris ont permis de démontrer la validité de cette hypothèse.

Grâce à ma nomination, je vais désormais continuer ces recherches en les plaçant dans un contexte plus général et avec plus de perspectives. Ainsi, je m'attellerai à 3 points : (1) Quels sont les mécanismes impliqués dans l'induction et le maintien de la tolérance et, en particulier, quels sont les facteurs présents dans le lait maternel qui favorisent l'induction de tolérance ? (2) Est-ce que l'induction de tolérance via l'allaitement maternel peut modifier le cours de pathologies immunologiques autres que l'allergie, telles les maladies auto-immunes ? (3) Les observations faites chez la souris sont-elles valables également chez l'homme ? En insistant sur la persistance d'un lien entre le nouveau-né et la mère via l'allaitement maternel, ces travaux devraient permettre d'avoir un nouveau regard sur les mécanismes de tolérance néonatale. Ce projet devrait ouvrir également de nouvelles perspectives thérapeutiques pour le contrôle de maladies d'origine immunologique.

Enfin, une position définitive me donnera aussi l'opportunité d'avoir une charge d'enseignement, ce qui me permettra, outre le fait de transmettre mon enthousiasme face à la richesse de la nature, d'intégrer le regard « naïf » des étudiants dans le questionnement de mes recherches.

La liberté m'apparaît comme la condition nécessaire à l'éclosion d'une idée nouvelle et la persévérance comme sa meilleure nourrice. Traduite en expériences, cette idée sera perpétuellement remise en question mais, au fil du temps et en intégrant les observations des autres, elle évoluera et s'affirmera. Ainsi enrichie, elle pourra éclairer des chemins inexplorés, sources d'étonnement et, qui sait, d'avancées thérapeutiques.


thèse


Régulation de l'activation des cellules dendritiques humaines : effets du lipopolysaccharide bactérien et du potentiel redox (15 juin 1999)