



MS-RISAformation organisée par l'école de Santé publique durant l'année académique 2017-2018
Contextes variés : du niveau local à l'international, au nord comme au sud.
Fonctions multiples : postes à responsabilité dans les ministères de la santé, dans la gestion de programmes, dans les organisations internationales ou sur le terrain.
Institutions variées : administrations publiques, institutions parapubliques (Observatoires, agences, ...). ONG, centres de recherches universitaires ou autres, bureaux d'études, organisations internationales, etc.
Le programme du master de spécialisation en gestion intégrée des risques sanitaires dans les pays du Sud aborde les risques sanitaires à l'interface entre l'homme, l'animal et l'environnement. Son approche s'intègre dans le concept One health sous l'angle de différentes disciplines en interaction. Il vise explicitement à la stimulation d'une aptitude à l'interdisciplinarité ainsi qu'à l'acquisition d'une palette de techniques, de savoir-faire et de savoir-être pratiques.
Ce master réunit, au sein de 3 universités de la FWB, des spécialistes en santé animale, santé publique, sciences humaines et sociales et sciences de l'environnement ayant des parcours très divers et un même intérêt pour le développement d'une démarche interdisciplinaire des problématiques de santé, humaine, vétérinaire et environnementale, appliquée aux pays du Sud.
L'orientation mixte (recherche-action) du master est à comprendre dans cette optique, visant également à identifier les partenaires futurs de telles démarches, de recherche-action à travers le monde.
Les enseignements se basent sur l'abord de problématiques sanitaires concrètes, propres aux pays du Sud ou qui leur soient communes avec les pays du Nord. Les 5 thématiques sont :
L'antibiorésistance et la gestion médicamenteuse (y compris les antiparasitaires en élevage, la problématique de l'émergence de chémorésistances et de leur impact environnemental) ;
Les maladies zoonotiques, qui sont des maladies affectant à la fois l'homme et l'animal, y compris les différentes classes actuellement considérées sous les vocables de maladies émergentes, réémergentes et négligées ;
La sécurité et la salubrité alimentaires, comprenant donc des notions quantitatives et qualitatives de la nutrition humaine et leur interaction avec les questions d'environnement, de production végétale, d'élevage et de santé animale (maladies/contaminants affectant la productivité ou la survie des troupeaux, la comestibilité ou la sécurité sanitaire des produits) ;
L'urbanisation et la gestion des zones marginalisées, abordant plus particulièrement les questions sanitaires dans un contexte d'aménagement du territoire et de gestion publique de celui-ci ;
Les bouleversements écosystémiques et leurs effets sur la santé animale et humaine, selon une approche Eco-Health, voisine du concept One Health. Ces bouleversements comprennent les effets locaux des changements globaux ainsi que les destructions et modifications locales d'habitats en lien avec des activités anthropiques amenant à une modification de l'interface entre l'homme, l'animal et leur environnement.
Ces thématiques seront abordées à travers les unités d'enseignement reprises en tableau, totalisant 40 crédits, globalement rassemblées en cinq sous-groupes : santé animale, santé publique, sciences humaines et sociales, sciences environnementales et zootechnie.
La formation comprend un stage de 2 mois dans un pays du Sud (hors pays d'origine du candidat) associé à un travail de fin d'étude (TFE) à défendre publiquement, sanctionnant ensemble 20 crédits. L'orientation du master étant mixte (action-recherche), les sujets traités lors de ces stages et TFE peuvent relever d'applications de terrain, de questions de recherche scientifique, de l'élaboration de rapports d'expertise approfondie, d'élaboration de projet à soumettre pour financement ou d'une acquisition d'expérience professionnelle nouvelle hors champs d'expertise d'origine du candidat.
Ce master est basé sur une approche pédagogique interactive et participative qui vise à la stimulation d'une aptitude à l'interdisciplinarité (problématiques de santé, humaine, vétérinaire animale et environnementale) dans les pays du sud.
Le croisement des différentes disciplines offre aux étudiants des angles de vues complémentaires sur les grands enjeux de la santé globale.
Les enseignants rendent leurs cours accessibles en ligne et proposent des liens vers des sites internet leur permettant de trouver des informations complémentaires.
Des consultations individuelles personnalisées sur site ou à distance (vidéo-conférence) permettant à l'étudiant d'obtenir un coaching, de poser des questions et/ou recevoir des conseils sont également proposées
Par l'abord multi- ou interdisciplinaire de problématiques concrètes appliquées aux pays émergents et en développement, les enseignements viseront au premier plan à l'acquisition par les apprenants d'une aptitude au travail en interdisciplinarité pour la résolution des problèmes complexes que représentent les risques sanitaires situés à l'interface entre l'homme, l'animal et l'environnement. Au cours théoriques ou en vidéo-conférence s'ajoutent des travaux pratiques permettant l'acquisition d'une palette d'aptitudes techniques transversales, de terrain, de laboratoire et informatiques, ainsi que de gestion de situations de crise
Le soutien actif à ce master d'organisations internationales telles que l'OMS, l'OIE ou la FAO ainsi que du Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) ou de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT) contribue à fournir aux étudiants un enseignement en adéquation avec les besoins formulés par les différents acteurs de santé travaillant dans les pays à faible et moyen revenus.
Après la réussite de ce master, les participants peuvent démarrer une formation doctorale.
La notion d'année d'études fait place à un système d'accumulation de crédits axé sur le programme individuel de l'étudiant. Le programme de cycle est proposé par découpe en blocs de 60 crédits. Les blocs de 60 crédits ainsi proposés peuvent suggérer le parcours « idéal » d'un étudiant inscrit dans ce programme.
Université de Liège (Coordination du programme)
Responsable pour l'ULB
M. Olivier Vandenberg - olivier.vandenberg@ulb.ac.be