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Un autre regard sur l'histoire congolaise. Les documents arabes et swahilis dans les archives belges (1880-1899)

Luffin Xavier, Fontes Historiæ Africanæ, 2020, 391 pages

On imagine encore souvent que l'écriture a été apportée par les Européens en Afrique. Or, outre le fait que plusieurs écritures sont nées et se sont épanouies sur le continent, l'alphabet arabe, parfois utilisé pour noter des langues africaines, a précédé l'alphabet latin à l'ouest comme à l'est du continent. Dans le cas du Congo, les commerçants omanais et swahilis installés dans l'est et soudanais dans le nord-est du pays dès les années 1860, soit quelques décennies avant les Européens, ont apporté mais aussi produit sur place de nombreux documents écrits (lettres, livres, contrats, etc.), en arabe ainsi qu'en swahili en caractères arabes. Lorsque les Européens arrivèrent dans ces régions, l'arabe fut souvent utilisé pour entrer en contact avec ces commerçants, voire pour signer contrats et traités. Mais surtout, plusieurs souverains locaux comme Zemio (m. 1912) dans l'Uele, ou Msiri (m. 1891), le roi du Garenganze (Katanga), s'approprièrent l'écriture par le biais de secrétaires arabes et swahilis. Un certain nombre de documents rédigés entre 1880 et 1908 subsistent aujourd'hui pour attester cet usage, constituant une importante source d'information sur l'Histoire, les rapports sociaux, le commerce, la culture et la vie religieuse du Congo à la fin du 19e siècle.